Tag Archives: Féminisme

Le 8 Mars une semaine après…

15 Mar

La photo, c’est le cadeau que toutes les collaboratrices ont eu à l’occasion de la journée d’Lafâme (copy right les entrailles de mademoiselle), de la part de la Direction dans ma boîte.

Nous sommes en France, l’un des droits des femmes les plus bafoués en France est celui de à travail égal, salaire égal et le jour de la journée internationale des droits des femmes, ma boîte ne trouve rien de mieux à faire que nous offrir une rose blanche.

Fallait me demander, des idées pour commémorer le 8 Mars en entreprise, j’en ai à la pelle.

Je ne m’attarderai même pas sur le symbole de la rose blanche, sans blagues!

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Nom – prénom – taille de bonnet

24 Jan

En Suède, c’est trop chouette! On  nous l’a souvent répété, pays de l’égalité femmes – hommes, du congé parental équitablement partagé, blablabla.

Mais c’est aussi le pays ou quand tu es vendeuse de sous-vêtement de la marque Chaine, tu dois afficher ton tour de poitrine et la taille de ton bonnet à côté de ton prénom. Pourquoi? ben pour que les clientes elles puissent comparer! comparer quoi, j’ai toujours pas compris, puisque jusqu’à preuve du contraire, ne pas savoir quelle taille fait la poitrine de la vendeuse ne m’a jamais empêché d’acheter un soutif, mais comme c’est très certainement un ponte de la question qui l’a décidé, ça ne se discute pas. Allez!

Sans blagues!

La solution contre le chômage…

12 Jan

Je suis tombée hier soir sur un reportage présentant le nouvel outil révolutionnaire pour la lutte contre le chômage par Pôle Emploi (mais que pour les femmes et les personnes en situation de handicap): le RELOOKING!

S’il est positif de tenter de redonner confiance à des personnes qui sont en recherche d’emploi depuis une longue période, il n’est pas acceptable de pousser des femmes à se maquiller dans le but de les faire correspondre à une image établie par une société patriarcale.

Que penser du fait que ces ateliers ne soient ouverts qu’aux femmes? Ça doit être normal, il est bien connu que les hommes n’ont pas de problème de peau, de coiffure ou de look, qu’ils maîtrisent à la perfection tous les codes vestimentaires adaptables à un poste.

Sans blagues…

Du mieux… Mais…

8 Déc


La Barbe a remis un prix à Radio France qui dévoilait le nom de la personnalité culturelle de l’année. Oh terrible mystère planait autour de son identité, mais point sur son sexe. Parmi 8 préposés masculins, peu de risque que le vainqueur soit une femme!

Un autre prix est lancé, celui du sportif de l’année. A nous de choisir entre 14 sportifs, dont 4 sportives. A noter que deux équipes nationales y figurent: l’équipe de France de rugby et celle de handball… les deux étant masculines, cela va sans dire.

Nan mais!

J’ai lu Marcela Iacub, et j’ai pas aimé (du tout)

3 Déc

Sur les conseils d’une collègue, j’ai lu « Qu’avez-vous fait de la libération sexuelle » et je n’ai pas du tout aimé.

Qu’on se comprenne bien. Je n’ai vraiment pas aimé, qu’il s’agisse du contenu comme de la façon de l’exposer.

Pour ce qui est du contenu, c’est bien simple: le féminisme est conservateur puisqu’il réduit la sexualité à un rapport de domination des hommes sur les femmes, alors que depuis les années 1970 (et la libération sexuelle), on ne devrait pas interdire la sexualité.

Sauf que pour Marcela Iacub, dans sexualité, il y a prostitution. Voilà, voilà pour le contenu.

La question de la prostitution a toujours été une question clivante, même entre féministes, je peux donc comprendre l’intérêt de faire un bouquin pour défendre et argumenter sa position. Oui mais, il y a argumentation et argumentation.

Le bouquin consiste en une réflexion menée par Louise Tugènes, décrite comme une « idiote », terme défini comme quelqu’un qui mets plus longtemps que les autres à comprendre une notion quelconque.

Si cette démarche peut revêtir un intérêt pour avancer pas à pas dans un questionnement, une recherche des réponses disponibles puis leur critique, Marcela use et abuse de ce procédé en y adjoignant des exemples caricaturaux. Tout au long de ce récit, sa méthodologie reste la même. Je pose un principe, généralement représentant la majorité dans le monde féministe, j’oppose un exemple caricatural qui va à l’encontre dudit principe. Tu ne peux pas être d’accord avec l’exemple présenté, donc tu te positionnes contre le principe du départ. Et elle répète cela indéfiniment.

Louise commence par constater que malgré la libération sexuelle proclamée, le quart des personnes incarcérées en France l’est pour des crimes sexuels. Elle lie rapidement le crime sexuel au viol (absence de consentement) et y oppose donc la prostitution dont le fondement même est un consentement contractualisé. Elle soutient ensuite que la prostitution est un formidable moyen de se faire un peu d’argent, surtout lorsqu’on est étudiante, et en très peu de temps, laissant loisir à toutes d’étudier un max pour faire une brillante carrière par la suite. Elle reconnaît tout de même que cela peut être difficile d’un point de vue éthique, mais franchement, est-ce plus difficile que de bosser chez Mc Do’ alors qu’on est végétarienne convaincue? (principe / contre principe caricatural).

A ce moment là, j’ai pensé à brûler le bouquin, puis je me suis souvenue qu’il appartenait à une collègue, puis je me suis dit que ça ferait un chouette sujet d’article, et puis il me restait un max de stations de métro à faire, alors…

Mais il y a tout de même des moments où cette méthode argumentative atteint des sommets.

C’est le cas quand Louise appelle une amie pour lui parler de ses recherches et que cette dernière lui confie qu’elle est actuellement en procès contre la professeure de son fils qui a tenté d’abuser de ce dernier. Louise appelle le fils en question qui a 17 ans et qui lui parle de la formidable histoire d’amour qu’il vivait avec sa jeune prof’ jusqu’à ce que sa mère s’en mêle et leur piétine le cœur sans scrupule. On en revient à principe unanimement reconnu (il faut protéger les enfants des abus sexuels) / contre exemple caricatural (en réalité l’enfant a 17 ans, il est heureux avec cette femme).

Ce modèle revient aussi avec sa belle mère qui s’est fait stérilisée très jeune pour ne pas prendre le risque de tomber enceinte (féministe affirmée) et qui finalement décide de faire appel à une mère porteuse à un âge très avancé et se définit comme « co-auteure » de l’enfant à naître.

Bref, une fois qu’elle nous a fait le coup trois fois, et que l’on comprend que la trame même de ce bouquin ressemble fortement à une démonstration par l’absurde, que l’énervement retombe et qu’on a reposé le briquet pourtant quelques minutes plus tôt près à brûler le livre, il devient intéressant d’anticiper les cas extrêmes qu’elle va nous sortir de son chapeau afin de déconstruire le féminisme actuel.

Navrant…

OLF plus fort que Bashung…

29 Nov

C’est ce que je viens de découvrir en cherchant Osez le Féminisme sur Google…

Blague à part (j’adore Bashung au moins autant que je suis féministe), si je recherchais OLF, c’était pour relayer le fait que leur prochaine réunion aurait lieu ce mercredi (01/12) à 19h30 au Planning Familial.

L’occasion de faire le point sur la campagne contre le viol et de préparer le prochain numéro qui aura comme dossier principal les femmes et le sport.

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J’t’en foutrais des catherinettes

26 Nov

Hier, je suis arrivée fatiguée au boulot, après une nuit très courte comprimée entre un super collage d’affiches et une diffusion de tracts, dans le cadre de la campagne contre le viol.

D’une façon générale, l’accueil a été très bon, aussi bien dans les rues de la capitale, de nuit et de la colle plein les mains, que tôt le matin, un paquet de tract sous le bras (façon de parler). Par contre c’est vrai qu’enchaîner les deux est  un peu rude et je suis donc arrivée au boulot avec des cernes mais avec le sourire (on peut pas tout avoir).

Et là, bim! Une collègue m’envoie un email:

« Bonne fête, Catherinette! »

Mon sang n’a fait qu’un tour. Pour rappel, il était de tradition au Moyen Âge que les femmes de plus de 25 ans et pas encore mariées, revêtent un chapeau bleu et jaune dans l’espoir d’enfin trouver un mari.

Comment dire… penser de nos jours que l’objectif ultime pour une femme soit de trouver un mari me révolte. Une femme est un être comme un autre et qui n’a besoin de personne pour être considérée comme responsable de ses actes et indépendante. Perpétuer cette tradition, c’est opérer un retour en arrière où la femme passait du joug de l’autorité paternelle à l’appartenance à son mari.

5 heures de sommeil et une remarque sexiste, c’est vraiment trop pour moi!